samedi, octobre 20, 2018
   
Text Size

RECHERCHE

новые флеш игры.

Qu’est - ce donc la Somalie ?

Catégorie parente: Afrique de l'Est

Шаблоны Joomla здесь.

Pour expliquer les origines du chaos actuel de la Somalie, il nous faut d’abord comprendre le système colonial et ses stratégies. Car la Somalie est la preuve concrète des conséquences de la colonisation (le partage de l’Afrique et l’éparpillement d’un peuple nomade). L’autre problème de la Somalie est une aliénation intellectuelle : l’ethnisme. Nous pensons que la situation de la Somalie est liée à l’incapacité du peuple Somali à se fixer sur un territoire (puisqu’il est composé de nomades) et en tant que peuple.

 

 

La Somalie fut colonisée par les Ethiopiens d’Aksoum (IIe et VIIe siècle), puis par les Arabes (IXe siècle), rejoint par les Iraniens les Turcs et endin au XIXe siècle par les Européens. Le Somaliland, située au Nord de l’actuelle Somalie, devint alors un protectorat britannique en 1887. La partie appelée à l’époque la Somalie (colonie italienne dès 1889) est intégrée en 1936 dans l’empire colonial de l’Africa Orientale Italiana. Elle accède à l’indépendance le 1er juillet 1960, en tant que Somalie unie (les ex-colonies britannique et italienne ensemble).

En 1969, le général Syad Barré prend le pouvoir, soutenu par l’URSS, et prône le nationalisme. Il poursuit la stratégie des ex-puissances coloniales en s’appuyant sur les ethnies. Promotions et privilèges pour les uns et marginalisation pour les autres. Ainsi, dès les années 1970, les clans évincés du pouvoir engagent une lutte armée contre le régime. Le dictateur ressort alors le projet de la « grande Somalie » ( qui engloberait en plus de la Somalie britannique et italienne, l’Ogaden en Ethiopie, le Nord du Kenya, et Djibouti).

Définir la société Somalie ?


Une langue (somalie). Oui, mais une langue survivante de l’égyptien-ancien ( maintenant le copte selon les travaux du linguiste anglais Charles Barber) et donc une langue proche de l’arabe. Mais aussi une langue couchitique (afro-asiatique). Une langue swahilie (langue bantoue) parlée au Kenya, Ouganda, Tanzanie.

Une religion musulmane – présente au pays dès le IXe siècle du calendrier chrétien, d’ailleurs certaines ethnies somalies prétendent descendre directement du prophète - mais aussi des croyances africaines traditionnelles. Une culture indo-araboafricaine…

Un territoire. Aujourd’hui éparpillé entre Djibouti, l’Ethiopie (région de l’Ogaden), le Nord du Kenya, le Somaliland et la Somalie, les cinq parties que représente l’étoile sur le drapeau somalien.

Un peuple. Mais un peuple xénophobe. Chez nous les Somalis, la supériorité sur les autres Africains est une certitude. Nous sommes des Arabes. Nous sommes aussi Africain puisque Noir. Une (autre) filiation est épisodiquement revendiquée avec les Indiens. Mais alors que sont donc les Somalis ? Des schizophrènes !

Selon certains historiens, les Somalis sont venus du Sud de l’Inde (des chercheurs d’or) et se sont établis dans la Corne d’Afrique alors habitée par des bantoues. Ils seraient rejoints plus tard par des Arabes ( Egyptiens, Yéménites). L’encyclopédie Britannica écrira : « Le pays de Punt était sacré pour les Égyptiens en tant que source de leur race. »

Selon l’historien grec Diodore de Sicile, dans son livre « Bibliothèque Universelle » suite à une crise politique en Egypte et l’infiltration des peuples euro-asiatiques en Egypte, au VIème siècle avant Jésus Christ, plus de 200.000 habitants de l’Egypte ancienne ont quitté leur pays se dirigeant au Sud du Nil, en direction de l’Éthiopie, en Afrique de l’Est (l’actuelle Somalie, Ethiopie, Djibouti etc...). Enfin, une partie des Somalis se revendique africaine (comme les Antillais) et s’indigne de la survivance des stratégies coloniales.

En fait, ce complexe de supériorité existe depuis longtemps chez

les Somalis : noble, « race pure »... Les colonisateurs (Anglais, Italiens) et le dictateur Syad Barré l’ont encouragé pour asseoir leur pouvoir en appliquant ce conseil : « S’il ya des moeurs et des coutumes à respecter, il ya aussi des haines et des rivalités qu’il faut démêler et utiliser à notre profit, en opposant les unes aux autres, en nous appuyant sur les unes pour mieux vaincre les autres. » C’est ce qu’avait dit le Maréchal Louis-Hubert Lyautey, à propos du Maroc, pays qu’il soumettait à la colonisation.

Les Somalis sont divisés en Dir (Gadabuursis, Issack et les Bimaal), Hawiye et Darod. Dans la Somalie italienne, les Darods (la population la plus grande en nombre) se définissent comme guerriers et nobles et qui, selon eux-mêmes, seraient des descendants du prophète ; et les Hawiye, agriculteurs sont perçus comme « inférieurs ». En Somalie du Nord, les Gadabuursis, les Isaaqs et les Darods ( dans la région du Puntland actuellement autonome) cohabitent. Ce n’est cependant qu’une entente pacifique et pragmatique. A la chute du régime de Syad Barré, en 1991, les Somalis du Nord ont dû faire face à la réalité : ils pouvaient continuer à se faire la guerre ou alors faire scission et rétablir l’ancienne Somalie britannique, sans l’excolonie italienne. La deuxième solution fut choisie mais les Darods, refusant d’accepter l’exercice du pouvoir par des tribus « inférieures », décidèrent l’autogestion de leur région le Puntland. En paralysant ainsi la reconnaissance du Somaliland, en attendant que les Darods du Sud arrivent à neutraliser les Hawiye ; que l’Ogaden acquière son indépendance. Eh oui, le rêve de la grande Somalie est toujours le but final. C’est pour cela aussi que l’Ethiopie et Djibouti s’opposent à l’Etat du Somaliland (qui soutiendrait automatiquement les indépendantistes Ogaden).

alt

En fait avec l’exil, nous avons connu les discriminations et le racisme ( en Occident et dans les pays arabes ) et compris que nous étions ignorants, aliénés. La diaspora somalie lutte contre l’esprit de clan et son complexe de supériorité … l’avenir de la Somalie en dépend pour la réconciliation nationale.

 

Ardo Mako


лимузин на свадьбу.
Компания Сансити
Move
-

INternational

Top Headline
French English German Italian Portuguese Russian Spanish

Information en bréf

Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de l’UA

L’ex-épouse du président Jacob Zuma est la première femme et la première anglophone à accéder au poste de présidente de la commission de l’Union africaine. Une victoire qui pourrait profiter par ricochet au président sud-africain.

 


Union africaine De nouveaux défis attendent Boni Yayi

La Sud-Africaine Nkosazana Dlamini- Zuma a été élue présidente de la Commission de l'Union africaine(Ua), le dimanche 15 juillet au soir à Addis-Abeba lors du 19ème sommet de l'institution.

 


Le sort des noirs subsahariens en Libye

Sayouba Savadogo, universitaire originaire du Burkina Faso qui s’intéresse aux liens entre l’arabité et l’africanité évoquait le 14 septembre 2011 sur Radio Canada International (dans l’émission Tam Tam) le sort des noirs en Libye et pas seulement depuis la chute de Mouammar Kadhafi.

 


Ghana : Le panafricanisme de Kwamé NKRUMAH

« Le nationalisme africain ne se limite pas seulement à la Côte d’Or, aujourd’hui le Ghana. Dès maintenant il doit être un nationalisme panafricain et il faut que l’idéologie d’une conscience politique parmi les Africains, ainsi que leur émancipation, se répandent partout dans le continent », déclare dès 1960 celui qui fut le père de l’indépendance du Ghana (ex- Gold Coast) en 1957....


Rwanda : la vérité rattrape toujours le mensonge

« Le mensonge peut courir une année, la vérité le rattrape en une journée » dit un proverbe africain. Les juges Trévidic et Poux mettent à plat le travail biaisé et uniquement à charge contre le FPR (Front Patriotique Rwandais) du juge Bruguière dont le principal objectif a été certainement la dissimulation du rôle de la France dans le génocide des Tutsi du Rwanda, aidé en cela par certains médias français.


EGYPTE : Les islamistes grands gagnants des révolutions

Les Islamistes ont remporté plus des deux tiers de l’Assemblée dont la moitié pour les seuls frères musulmans. Comme en Tunisie, la déferlante islamiste après les révolutions qui ont chassé les dictateurs doivent interpeller les pays occidentaux sur le sens à donner à ces élections. A force de soutenir les dictateurs pour leurs seuls intérêts, ils ont oublié que le peuple seul aura le dernier mot en démocratie.


Cheikh Anta DIOP : le dernier pharaon

L’insulte suprême a été faite le 26 juillet 2007, au sein même de cette université qui porte son nom, lorsque Nicolas Sarkozy est venu dire à la jeunesse africaine que « l’homme africain n’est pas entré dans l’histoire ». Cheikh Anta Diop a dû se retourner dans sa tombe, lui qui justement, a passé sa vie à montrer tous les apports du nègre africain à la civilisation mondiale. La riposte ne s’est d’ailleurs pas fait attendre et 23 intellectuels africains et français ont répondu à Sarkozy.

 


Exécutions de prisonniers en Gambie : Jammeh capitule devant Souleymane Ndéné Ndiaye

C’est un ancien premier ministre et avocat qui a plaidé et obtenu gain de cause auprès du président gambien Yahya Jammeh devant sa décision d’exécuter des prisonniers condamnés à mort.Au lendemain des exécutions le 26 août dernier de 9 prisonniers parmi lesquels figurent deux ressortissants sénégalais, Banjul avait annoncé l'application de la peine capitale à tous les autres prisonniers qui attendent dans le couloir de la mort, ce, en dépit des réactions et vives protestations des organismes de défense des droits de l’homme à travers le monde.


alt

Ouganda : une application mobile détectant la malaria

C’est du jamais vu, une application mobile peut désormais diagnostiquer la malaria. C’est l’invention de quatre étudiants ougandais en informatique à l’université de Mekerere (Kampala), se faisant appeler Code 8.

 


altMali: Entre deux maux

Entre deux maux il faut choisir le moindre. Tel est le proverbe et, telle est la position adoptée par le parti SADI et rendue publique le cinq août dernier au cours d’une conférence de presse dans les locaux de radio Kayira à Bamako.
Le résultat du premier tour des élections présidentielles a-t-il conduit à choisir entre deux maux : la peste ou le choléra ? Les deux termes qui concluent habituellement le proverbe cité.


altLes nouveaux soupirants de l’Afrique et le dilemme de nombreux investisseurs partenaires

Le Brésil, compte tenu des similarités culturelles et économiques avec l’Afrique, a une meilleure chance de devenir le partenaire commercial et d’investissement idéal pour le continent, même si le cadre d’échange global des Brics est maintenu.

 


alt

Les raisons qui font que vous allez aimer vivre en Afrique

L’Afrique terre mère et de l’avenir. Une terre où tout reste à exploiter, à condition de bien le faire. Et si retourner vivre en Afrique relevait plus de l’opportunité plutôt qu’une aventure ? Vous avez mille et une raisons de le faire.

 


altBulletins "Afriques en lutte"

IMETUEUSE REVOLUTION!. l'Egypte pourrait être le début d’un nouveau processus historique, celui du début de la fin de l’islam politique qui, du fait d'une mobilisation populaire inédite, vient d'enregistrer un échec majeur avec le renversement de Morsi, issu des Frères musulmans.

 


altMali : APPEL A NOS COMPATRIOTES

Chers compatriotes,Aujourd’hui, notre nation traverse la période la plus triste et la plus grave de son histoire depuis son accession à l’indépendance le 22 septembre 1960. L’espoir suscité, en 1991, par le formidable mouvement des élèves et étudiants, soutenus par les populations et les forces politiques, s’est transformé en un cauchemar qui remet en cause notre existence en tant que nation.


mandelaNelson Mandela, une destinée sud-africaine

Rolihlahla Mandela est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, près d’Umtata dans le Transkei, région située dans l’est de la province du Cap-Oriental. Madiba, comme on le surnomme affectueusement, est le fils d’Henry Mandela, le principal conseiller du chef du Thembuland. Après la mort de son père, il devient pupille du chef afin d’être formé à la charge héritée de son père. Le règlement des litiges qui sont présentés à la cour et le glorieux passé de ses ancêtres dans la défense des intérêts de leurs concitoyens détermineront son avenir.


alt

La nouvelle ruée vers l’Afrique bat son plein

Depuis l’époque coloniale, ceux qui cherchent des matières premières peuvent faire ce qu’ils veulent en Afrique, pratiquement sans entrave. Après la décolonisation, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont affaibli bon nombre d’États en leur imposant des réformes structurelles. Aujourd’hui, toutefois, certains gouvernements africains tentent de résister.

 


 

 

 

 

 

Connexion

NOS VISIONNAIRES

NELSON MANDELA

MARTIN LUTHER KING

THOMAS SANKARA

VOIR PLUS...

Top rubriques

  • 1
  • 2

Connexion